Alcoolisme chez les jeunes

Publié le par Daive

Le débat dominical de la RTBF était consacré à l'alcoolisme. Le constat est là, et j'en suis le premier témoin, voir parfois l'acteur. Les jeunes boivent non seulement de plus en plus, mais aussi et surtout, de plus en plus mal. J'aimerais m'exprimer ici sur ce sujet car j'y était et suis confronté assez souvent. D'où vient cette mauvaise habitude ? de la pub ? des parents ? je suis persuadé que c'est une série d'erreurs politiques qui ont amené à cette situation particulière.

La mode a, en effet, été d'augmenter le prix des boissons alcolisés, et ce dans la plupart des pays européens. Cette augmentation a évidemment été beaucoup plus forte dans le secteur des bars et cafés. Une bière qui, il y a encore deux ou trois ans, coûtait 1€50 en générale, coûte aujourd'hui entre 1€80 et 2€. Je ne parle bien sur que de la bière mais du côté des alcools forts c'est bien pire, un "shot" de vodka coûte environ 6€ voir beaucoup plus. Où est le problème me direz-vous ? Tant mieux me diront d'autres ! Le problème est que cette augmentation des prix ne s'est pas répercutée avec la même force dans les autres lieux de distribution. Résultat, plutôt que de boire l'un ou l'autre verre dans un bar, dans un espace convivial et encadré, les jeunes (de 16 à 20 ans, voir plus ou moins) préfèrent s'acheter des bouteilles, bien plus économiques, dans les grandes surfaces ou dans les Night Shops. Les bouteilles en question étant rarement remplies de petit lait ... Cette politique particulière a rendu non seulement l'alcool fort beaucoup plus attractif, une bouteille de tequila étant presque aussi chère qu'une sélection de bonne bières, mais aussi les grandes quantités plus attrayantes. Les jeunes se dirigent donc automatiquement dans les grands magasins, rarement surveillés, je l'ai vécu moi-même plusieurs fois.

Dans certains cas, et selon les habitudes locales, certains attireront quand même dans un café, là aussi plusieurs problèmes selon moi. D'abord, et c'est particulièrement le cas en Belgique, le contrôle est quasi absent. On peut y rentrer à n'importe quel âge, et ce à n'importe quelle heure. A contrario, en Angleterre où le problème de l'alcoolisme chez les jeunes est à un niveau encore bien supérieur, la carte d'identité est toujours demandée. Ici, il n'est pas rare de voir des jeunes de 15 voir parfois 14 ans commander leur premier verre au bar. Encore que, cela ne serait pas si grave si la boisson choisie était de qualité et peu alcoolisée. Malheureusement tel est rarement le cas. Pas question de déguster sa première bière sur une terrasse, de commander un verre de vin ou un bon cocktail avec ses amis. Ce sont, entre autre, les alcopops qui sont préférés : ces alcools forts dilués dans du sucre. On ne sent rien et c'est aussi bon qu'un jus d'orange. Bye bye les bières ou les vins amères qui se dégustent et se découvrent avec le temps, bienvenue aux alcopops, jus de fruits "faiblement alcoolisés", c'est le le fast-alcohol. Le pire de tous, la vodka-red bull, au premier verre on ne sent rien, au second non plus, idem au troisième pourtant, souvent en moins d'une heure, c'est trois shots de vodka qui ont été absorbé, ni vu, ni connu. Ces alcools forts deviennent donc des habitudes pour les très jeunes.

 

Une solution serait d'interdire l'alcool au moins de 16,18 ou 21 ans. Je trouve cela idiot, les interdictions n'ont jamais marché, surtout pour cette frange d'âge. Le cannabis est totalement interdit et pourtant très consommé et je suis persuadé qu'il y a un lien entre les deux. Une interdiction de l'alcool le rendrait, paradoxalement, encore plus attrayant et, de nouveau, les jeunes seraient obligés de choisir les bouteilles chez le paki plutôt qu'un bon verre dans un bar.

 

Je résume : plutôt que de couper les feuilles de l'arbre à problèmes, il faut plutôt s'attaquer aux racines : l'éducation. L'éducation non seulement des jeunes, mais aussi des gérants de "débits de boisson". Dire qu'une bière se déguste avec sagesse plutôt que de donner l'impression qu'une bouteille se cusse en vitesse. L'alcool, et plus particulièrement la bière ou le vin, fait partie de notre culture et de notre façon de vivre, l'interdire ou l'aliéné n'est pas la solution. Il faut ramener l'alcool dans les bars et éduquer les jeunes.

Par curiosité, à quel âge avez-vous acheté (vous-même) votre premier verre d'alcool dans un bar ? et à quand votre première cuite ?

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mictu 02/04/2009 15:28

la solution ne serait-elle tout simplement pas de règlementer ces boissons ultrasucrées alcoolisée? il ne faut pas se voiler la face, il n'y a que les 16-20 ans qui en boivent, et à mon avis c'est ça le gros problème. (et en plus, gustativement parlant, ça n'a aucune intéret, je dirais même que c'est franchement pas bon.)pour rajouter à ce qu'a dit Sarah, si le gars est mort avec un alcoolémie de 7,1g/L, il était alcoolique... pour une personne qui n'es pas atteinte d'alcoolisme chronique, une alcoolémie de 4g/L est déjà mortelle.(et pour expérience, 7g, même pour un alcoolique, c'est énorme)ou alors il y a erreur sur le chiffre...

Max 02/04/2009 11:42

L'alcool à l'heure actuelle est un des fléaux d'une partie dou monde et malheureusement de la Belgique. Certes, l'éducation est primordiale. Hélas, comment pouvoir remédier à l'alcoolisme des jeunes si nous ne montrons pas l'exemple? Eduquons les adultes avant de donner les leçons aux enfants. Bien à toi Daive.

Sarah 01/04/2009 17:44

Douze ans et demie, carnaval de mon ancienne école primaire : 6ou 7 bacardy breezer orange je crois (j'aimais pas la bière a l'époque.) et j'étais morte petée.En parlant d'alcool, je sais pas si on a en parlé en Belgique aussi, mais en Allemagne un adolescent est mort en voyage rhétos des suite de son alcoolémie hyper élevée : 7.1 g/l je crois.Donc voila. C'était juste a titre informatif

belgeetfierdeletre 29/03/2009 20:24

Pour répondre à la dernière question,ma première était lors d'un concert auquel j'avais joué,je sais plus exactement quand.4 verres de champagne ont suffi.J'étais mort bourré,mais encore à moitié conscient.Heureusement,des amis à moi ont été bien sympas de s'occuper de moi et de me raccompagner,car j'offrais un spectacle lamentable à tout le monde car je riais à gorge déployée et marchais de travers.Ils se sont bien fichus de moi pendant des mois à propos de ça.