Victimisation et hypocrisie

Publié le par Daive

Les trois bourgmestres des communes "rebelles" du Brabant Flamand se la jouent une fois de plus dans un martyrisme pathétique. La presse les glorifie de verbes et d'adjectifs qui sonnent bien mais qu'ils ne méritent pas : les trois bourgemestre défient le parlement flamand, David contre Goliath, les défenseurs de la Francophonie, ... On en lit des vertes et des pas mûres dans les journaux et dans les communiqués des politiciens francophones.

Remettons les choses en place. Oui, la circulaire de la Région Flamande est stupide, et ce n'est pas le seul qui l'est, mais dura led sed lex, la loi n'est pas toujours bonne mais c'est la loi. Ces élus le savaient, envoyer de la paperasse en français, ce n'est pas permis ! Les 3 bourgmestres francophones de la périph' n'ont rien de héros ou de défenseurs, ils sont juste opportunistes et se servent, comme tant d'autre, de la crise actuelle pour excuser leurs manquements, s'auto-glorifier et diaboliser, encore, la politique du nord du pays. En parlant français durant les conseils communaux ils jouent sur la provoque mais n'améliorent nullement les conditions de leurs électeurs, au contraire, ils poussent les flaminguants à resserrer la visse, ils donnent une image terriblement négative à la population du nord du pays et poussent le sud à radicaliser encore plus l'image qu'il a de son voisin.

Non, je n'admire absolument pas le couragede ces élus qui ont enfreint les circulaires de la région flamande, qui utilisent la crise pour se rendre admirable et pour remplir un programme politique bien vide. Non, je n'admire pas Olivier Maingain qui tente lui aussi de légitimer une action qui pourtant est juridiquement mauvaise. Oui, je m'inquiète de la tournure que prennent les évènements et la façon dont la presse et l'establishment francophones tournent cette banale histoire de procédure en une nouvelle crise institutionnel qui voit s'affronter les gentils Francophones contre les méchants Flamands.

Et non, non et non je n'approuve pas la politique flamande qui jour après jour lève des lois qui pourrissent la vie des non-néerlandophones. Forcer les gens à apprendre une langue n'est pas une solution viable. Oui, les francophones devraient faire plus d'effort mais pas sous la menace de nouvelles procédures qui même si elles sont banales (BHV) alimenteront la presse, le Fdf et les séparatistes.

 

 

Publié dans belgium4ever

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