Voyage au G-D du Luxembourg

Publié le par Daive

Je reviens d'une journée au Grand Duché du Luxembourg où j'accompagnais mon père à un vernissage. Surprise ! Les Luxembourgeois, du directeur du musée national aux conducteurs de taxi, sont tous (au minimum) quadrilingues. Luxembourgeois, français, allemand et anglais. Ayant passé une soirée avec plusieurs habitants de la capitale, j'ai appris qu'ils ont cours de français et d'allemand dès la primaire, l'anglais arrive en secondaire. Plusieurs cours (math, sciences, etc ...) sont donnés en langues étrangères. 

La solution au problème ne réside-t-elle pas là ? 
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Publié dans Divers

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Y
Pourriez-vous expliquer, si la Flandre que vous décrivez est si douce et ne vit que par l'unité éternelle du pays, pouvez-vous expliquer comment il se fait que 38% des votants du 7 juin ont plébiscité des partis séparatistes au point que beaucoup de politiciens du CDNV, du VLD voire du SPA reprennent (à peines édulcorées) ces idées d'hégémonie et de séparation (pudiquement nommée confédération) ???Si le Flamand moyen ne souscrit pas à ces idées (ce que vous, PB, Lantin, Houard etc ... clamez sur vos sites) , comment se fait-il que les scrutins (dé)montrent le contraire ??
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Y
Quand comprendrez-vous que le problème de langue en Belgïe-que est finalement l'arbre qui cache la forêt ?????????????Le problème dans ce pays est un problème de POUVOIR. La guerre ethnique larvée qu'a déclaré la Flandre est un combat afin de posséder TOUS les rouages du pays et mettre les Francophones sous leur domination exclusive.Le problème linguistique, c'est l'excuse toute trouvée.Combien de ministre francophone à un poste régalien au fédéral ?Pourquoi une sur-représentation flamande à Bruxelles et sa Région ?...Ce genre de commentaire m'énerve car il permet  d'occulter le VRAI problème et de se dire que c'est à nous Francophones de faire des efforts.Ou comment se voiler la face une fois de plus.
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D
<br /> Vous avez bien raison (à l'execption de votre dérapage sur les flamands dont j'ai l'habitude à vous lire sur Petit Belge).<br /> <br /> Vous avez raison quand vous dites que la langue est cet arbre qui cache la foret. En effet, je crois aussi que le pouvoir (et d'autres raisons, financières par exemple) sont les moteurs des<br /> nationalisto-séparatistes. Là où je ne vous suis plus c'est quand vous inscrivez non seulement l'entierté de la "Flandre" dans le camp des méchants, mais aussi que vous y ignioriez les "Wallons"<br /> (premiers à avoir demandé une régionalisation).<br /> <br /> Nous sommes absolument d'accord sur la grande ligne "le problème des langues est une excuses".<br /> <br /> La sureprésentation flamande à Bruxelles est dû à toutes une série d'accord et de compromis, que je ne cautionne par forcément. Mais, vivant à Bruxelles une grande partie de l'année, je peux vous<br /> dire que les francophones sont très nombreux à profiter des vains efforts de la Communauté néerlandophone de flamandiser bruxelles (nombreux concerts, beaucoup d'expo, etc ...).<br /> <br /> Sur le point des ministres régaliens, à vrai dire cela m'est égal, parfois ce sont des francophones, parfois des néerlandophones. Ici, il se trouve que ce sont surtout des néerlandophones (Cd&v<br /> de surcroit), ils ont reçu plus de voix que des politiciens francophones. Il y a à peine quelques années c'était Louis Michel aux commandes des affaires étrangères.<br /> <br /> <br />
S
Je pense que la différence entre le Luxembourg et la Belgiek, c'est que les luxembourgeois ont la volonté de vivre ensemble ... contrairement aux belges.Difficile de nier cette Flandre qui s'érige en État-nation, difficile de se dire que la Flandre tient à la Belgique alors que son gouvernement va s'appuyer sur la doctrine Maddens, etc. Bref, tu connais mes opinions là dessus.De plus, même si j'ai appris le néerlandais et que je l'apprends toujours (de wet is de wet pour un étudiant en droit), j'ai tendance à dire qu'il faut se diriger vers un choix libre et surtout raisonné des langues ... Pourquoi imposer le néerlandais en primaire (à mon époque, je n'avais pas le choix dans ma petite école de campagne) alors qu'apprendre une autre langue plus usitée est beaucoup plus interessant ?Voici un petit texte écrit par Arnaud Pirotte, professeur d'Histoire, avec qui je suis assez en accord. Le titre est suffisament évocateur.<br /> Pour un choix libre et raisonné des langues en Wallonie<br /> Dans un contexte de globalisation et de délitement progressif de l’Etat belge, il est nécessaire de reposer la question de l’enseignement des langues en Wallonie.La volonté des autorités de la Communauté française de privilégier de facto l’apprentissage du néerlandais repose sur une démarche politique affective et trahit surtout des liens de vassalité. Il est nécessaire que l’enseignement des langues repose sur une analyse lucide des besoins et sur le libre choix parental.Le faible financement de l’enseignement des langues en 5e et 6e primaires rend souvent impossible le libre choix des parents entre allemand, néerlandais, anglais, au profit du néerlandais. Faire de tous les petits wallons de parfaits trilingues relève de l’utopie. La place privilégiée du néerlandais dans l’enseignement des langues se fait chez de nombreux jeunes wallons au détriment de l’anglais, langue internationale. Plus motivant, l’anglais est capital pour l’insertion dans le monde d’aujourd’hui, notamment celui de l’entreprise. La place privilégiée du néerlandais se fait aussi dans l’Est de la Wallonie au détriment de l’allemand d’une importance économique et culturelle évidente. Il reste aussi à réfléchir sur la place faite aux langues de l’immigration, comme troisième langue (italien, espagnol, arabe, etc.). Enfin il faut veiller à ce que la place faite aux langues étrangères ne se fasse pas au détriment de la langue maternelle dont les lacunes ont été révélées par les enquêtes de L’OCDE. Les jeunes wallons ont moins de cours français que leurs voisins de France.
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D
<br /> <br /> Concernant la langue, je pense qu'au délà d'un patriotisme que tu n'as pas l'air d'embrasser, ce sont surtout des raisons économiques qui devraient pousser les wallons à apprendre le néerlandais.<br /> L'exemple le plus simple et à Bruxelles où la plupart des postes sont attribués à des flamands car ils sont bilingues. Plusieurs amis à moi ont des difficultés énormes à trouver des jobs<br /> d'étudiants à Bruxelles car ils ne connaissent que le français.<br /> <br /> On peut critiquer les flaminguants, n'empêche que même le plus nationaliste des bart de wever parle le français mieux que pas mal de francophones ne le parlent. Et quand j'entend dire "oui mais<br /> ils le parlent de moins en moins", ça me fait tout de même rire car de ma vie, je n'ai JAMAIS rencontré de néerlandophone qui ne parlait pas français et quand je vais dans des McDO au fin fond de<br /> la Flandre occidentale et que je demande mes trucs en néerlandais, on me répond en français (et en souriant) et je reçoit une note en français. Ou en Wallonie répondra-t-on dans un Mcdo en<br /> néerlandais ? Et si il n'y a pas de raisons "belgicaine", on peut même chercher des raisons économiques --> quand on est bien accueuillit, on revient.<br /> <br /> Je sais bien que tu n'es pas un adorateur de la Belgique mais ce pays que tu dénigres tant (en ne l'écrivant même pas correctement) peut-être une solution (au moins partielle) aux énormes<br /> problèmes de chômage.<br /> <br /> Une petite anecdote (je sais que ce n'est pas un argument, juste une anecdote). J'étais dans le train Bxl-Liège et je papotais avec un Liégeois expatrié à Londres qui m'avait raconté que son<br /> néérlandais lui avait servis à trouver un job dans la city (lors d'un bbq organisé par la Vlaams-je-ne-sais-plus-quoi). Il y a toute une série d'exemple. Au Luxembourg, ce multilinguisme fait que<br /> n"importe quel luxembourgois (si il le désire) peut s'installer et travailler dans la plupart des pays qui l'entoure, peut-on en dire autant des carolos unlingues  qui ne peuvent même pas<br /> aller travailler dans leur propre pays là où on a besoin d'eux.<br /> <br /> Le texte que tu me proposes me parait fort loin des réalités (est-ce un bruxellois qui l'a écrit ? je le pense). Dans mon école secondaire Liégeoise, environ 80% des élèves avaient anglais comme<br /> première langue, et rares était ceux qui prennait néerlandais en deuxième langue (donc pour seulement 2 ans, autrement dit, quelques minutes de papotages). L'Anglais, tout le monde le connaît peu<br /> ou prou (dans l'enseignement général) en fin de secondaire, le néerlandais, quasi personne.<br /> <br /> Je partage le point de vue du prof dont il parle concernant l'allemand, ce sera d'ailleurs dans le programme de mon parti. <br /> <br /> <br /> <br />
O
Oh que non, la solution ne réside pas là!Il ne peut y avoir de solutions pour un pays sans peuple, car c'est là que réside le problème, il n'y a pas de belges.Oh vous pourrez toujours trouver de part et d'autres de la frontière des gens qui se disent "belges" probablement seront ils même majoritaires, mais avec une telle différence de conception du terme "belge" et "Belgique" que dans les faits il n'y a pas de belges.A ce propos, je vous rappel je que disait au début de cette année Jaques Neirynck, conseillé fédéral suisse, d'origine belge[url]http://www.hebdo.ch/Edition/2009-2/Mieux_Comprendre/histoire/la_belgique_une_suisse_qui_ne_reussit_pas.htm[/url]
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D
<br /> Si vous le dite ... Vos arguments m'ont l'air souvent fondé sur des "on-dits" et des conclusions personnelles et je ne compare pas plus la Belgique et la Suisse que le Japon et la Chine.<br /> <br /> <br />
B
Le Luxembourg est un magnifique exemple de pays multilingue. Déjà que toutes ses langues sont officielles sur l'ensemble du territoire, les indications sont soit dans une seule langue, soit Français/Allemand, plus rarement Luxembourgeois. Le multilinguisme est donc indispensable pour comprendre tout. Et ça n'a jamais posé de problèmes.
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