La Question du voile, en Belgique et ailleurs
Sujet intéressant si il en est, le voile et plus précisément la question du voile à l'école. Ici, comme souvent, deux modèles sont présentés, même si ces deux modèles sont très théoriques mais prenons les tels quels. Le premier est le modèle anglais, intégrer totalement le voile dans le paysage, l'adapter au pays. L'exemple qui, selon moi, représente parfaitement cette manière de faire est ce modèle de costume anglais pour les petites écolières musulmanes, le voile y arbore le logo de l'école. On peut voir d'autres adaptations dans les costumes d'hôtesse de l'air ou de policier. L'autre modèle est le modèle français, empêcher toute forme de signes religieux dans les écoles. Pas de voile du tout, et pour ne pas stigmatiser, pas de kippot ou de Croix romaines trop visibles.
Les deux modèles ont leurs failles. Le modèle anglais, très permissif, peut rendre très difficile une intégration déjà compliquée et peut, dans la population "de souche" amener plusieurs problèmes de cohabitation. Je ne parle même pas des problèmes idéologiques (féminisme Vs Religion ou Laïcité Vs Religion). A l'inverse le modèle français peut être, lui aussi, facteur de dés-intégration. Les jeunes porteuses de voiles peuvent préférer l'enseignement privé qui permet le port plutôt que l'enseignement public, fondation de la République française, qui l'en empêche.
Les deux systèmes ont aussi leurs avantages. Chez les Anglais, malgré certains problèmes que nous connaissons, les immigrés s'intègrent plus facilement à la société car ils peuvent accéder à des emplois divers sans renier leur religion. Je ne parle pas ici uniquement des musulmans mais aussi des Sicks, très présents sur l'Île. Dans les écoles, les élèves se sentent égaux aux autres, ils portent le même uniforme et jouissent des mêmes droits philosophiques.
Le systèmes français permet, encore une fois en théorie, la même chose. Obligée de retirer son voile devant les portes de son école, l'étudiante rencontre les valeurs premières de son pays : l'égalité et la laïcité. C'est, j'en suis persuadé, un bon moyen que d'intégrer, d'abord, les valeurs de base du pays en question.
En Belgique, comme vous le savez et je crois que c'est assez sage, on a préféré le modèle d'entre-deux. On laisse aux écoles le choix de dire "Stop ou Encore". Ici aussi, avantages et défauts. L'avantage est que dans les écoles où le voiles est interdit, l'élèves voilées rencontrent les mêmes "obstacles" que dans le cas français situés plus haut, mais si elle choisit de conserver son voile, elle n'est pas expulsée du réseau public mais doit, simplement changer d'école. Le défaut est que, dans certains cas bien précis, des écoles peuvent se transformer en véritable bastion du voile et accueillir la population voilée dans sa totalité. Ce qui confrontera les élèves, et les enseignants, à des situations que vous vous imaginez sûrement.
Problème compliqué donc que le voile, à l'école ou ailleurs, mon avis est le suivant : il y a "voile" et "voile", si vous voyez ce que je veux dire. Je n'ai rien contre les voiles discrets, pourquoi pas. Par contre, les voiles amples, qui vont jusqu'à recouvrir les épaules ou qui cachent le visage (je sais que ça porte un autre nom mais restons simples) ça ne va pas. Le professeur doit pouvoir voir le visage de son élèves et le voile ne doit pas devenir un instrument de différenciation. Je suis donc pour une tolérance du voile discret mais pas plus. Ca n'a, en fait, rien de religieux. Je suis aussi intolérant envers des élèves habillés en punk, goth ou ... les jeunes demoiselles pas très vêtue.
Les deux modèles ont leurs failles. Le modèle anglais, très permissif, peut rendre très difficile une intégration déjà compliquée et peut, dans la population "de souche" amener plusieurs problèmes de cohabitation. Je ne parle même pas des problèmes idéologiques (féminisme Vs Religion ou Laïcité Vs Religion). A l'inverse le modèle français peut être, lui aussi, facteur de dés-intégration. Les jeunes porteuses de voiles peuvent préférer l'enseignement privé qui permet le port plutôt que l'enseignement public, fondation de la République française, qui l'en empêche.
Les deux systèmes ont aussi leurs avantages. Chez les Anglais, malgré certains problèmes que nous connaissons, les immigrés s'intègrent plus facilement à la société car ils peuvent accéder à des emplois divers sans renier leur religion. Je ne parle pas ici uniquement des musulmans mais aussi des Sicks, très présents sur l'Île. Dans les écoles, les élèves se sentent égaux aux autres, ils portent le même uniforme et jouissent des mêmes droits philosophiques.
Le systèmes français permet, encore une fois en théorie, la même chose. Obligée de retirer son voile devant les portes de son école, l'étudiante rencontre les valeurs premières de son pays : l'égalité et la laïcité. C'est, j'en suis persuadé, un bon moyen que d'intégrer, d'abord, les valeurs de base du pays en question.
En Belgique, comme vous le savez et je crois que c'est assez sage, on a préféré le modèle d'entre-deux. On laisse aux écoles le choix de dire "Stop ou Encore". Ici aussi, avantages et défauts. L'avantage est que dans les écoles où le voiles est interdit, l'élèves voilées rencontrent les mêmes "obstacles" que dans le cas français situés plus haut, mais si elle choisit de conserver son voile, elle n'est pas expulsée du réseau public mais doit, simplement changer d'école. Le défaut est que, dans certains cas bien précis, des écoles peuvent se transformer en véritable bastion du voile et accueillir la population voilée dans sa totalité. Ce qui confrontera les élèves, et les enseignants, à des situations que vous vous imaginez sûrement.
Problème compliqué donc que le voile, à l'école ou ailleurs, mon avis est le suivant : il y a "voile" et "voile", si vous voyez ce que je veux dire. Je n'ai rien contre les voiles discrets, pourquoi pas. Par contre, les voiles amples, qui vont jusqu'à recouvrir les épaules ou qui cachent le visage (je sais que ça porte un autre nom mais restons simples) ça ne va pas. Le professeur doit pouvoir voir le visage de son élèves et le voile ne doit pas devenir un instrument de différenciation. Je suis donc pour une tolérance du voile discret mais pas plus. Ca n'a, en fait, rien de religieux. Je suis aussi intolérant envers des élèves habillés en punk, goth ou ... les jeunes demoiselles pas très vêtue.
Publicité