Les Chroniques de Tanguy : Mes amis les flamingants (bis)
En se basant uniquement sur le livre de Conscience et en le considérant qui plus est comme livre historiquement correct, les flamingants prouvent une fois de plus que leur Q.I. ne doit pas être plus élevé que celui d’une chaise en bois. En effet, ‘De Leeuw van Vlaanderen’ n’est aucunement un livre d’histoire (même si Conscience essaie de donner un caractère scientifique à son livre en ajoutant ci et là des notes de marge pseudo-historique), mais bien un roman épique, qui consécutivement à son genre littéraire, contient beaucoup de fiction. Attention, cela ne signifie toutefois pas que ‘De Leeuw van Vlaanderen’ est un mauvais livre, que du contraire. Je me souviens encore que je l’ai lu comme petit ket de 8 ans et que j’avais adoré parce que cela racontait des histoires de princesses qui se font enlevées, de rois qui veulent le pouvoir, de chevaliers qui se font la guerre etc… Cela va s’en dire que j’en avais rien à cirer que ce soit maintenant les Flamands et les Français qui se combattaient ou les Espagnols et les Anglais, pour peu qu’il y ait de la bagarre ! Et c’est comme ça que tout le monde devrait finalement considérer ce livre : comme une belle histoire pleine de suspense et d’émotion, raconté de manière très réelle et intense, mais au bout du compte, fictive.
Naturellement, les flamingants, trop endoctrinés par le romantisme nationaliste de Conscience, n’ont pas eu cette présence d’esprit-là : pour eux, la ‘Bataille des Eperons d’Or’ reste l’ultime combat entre Flamands et Français qui allait par la suite mettre clairement en verve l’identité flamande, alors qu’en vérité, ce combat n’était pas tant l’aboutissement d’un conflit entre Flamands et Français, mais bien entre différents seigneurs et leurs vassaux, dont l’origine et la nationalité n’avaient finalement aucune importance ; qu’en réalité, les Flamands n’ont choisit que par pur opportunisme le côté du très peu populaire Guy de Dampierre et non par élan patriotique et que finalement, même pas la moitié de la Flandre actuelle faisait partie du conflit (le Brabant et le Limbourg par exemple étaient complètement en dehors).
Sur ce, j’espère que la vérité historique au sujet de la ‘Bataille de Eperons d’Or’ a été rétablie. Et bien sûr, une fois de plus, je n’en veux pas aux Flamingants d’être si cons. Au contraire, grâce à votre analphabétisme historique, vous me faîtes à nouveau bien rire.