Ken jij je land ?

Publié le par Daive

 

Il ne faut pas se leurrer, avec une frontière linguistique de plus en plus marquée et visible, une frontière médiatique et sociologique s’élève jour après jour dans notre plat pays. Son ciment est fait de simple racisme parfois, d’ignorance souvent. Comme une haie entre deux voisins qui ne laisserait plus passer sons ou lumière du soleil. Cette ignorance de l’autre implique souvent du « je-m’en-foutisme » chez la plupart des belges et de ce « je-m’en-foutisme » encore plus d’ignorance mais volontaire cette fois. Faut-il s’étonner alors de l’imagination fertile des habitants de notre pays sur leurs voisins. Seul les politiciens séparatistes ou xénophobes en parlent vraiment et en donnent une image fausse.

  

 

 

 

Ce mur d’ignorance en perpétuelle extension pourrait bien finir par se matérialiser. Aujourd’hui, on demande à des francophones d’apprendre une langue parlée par des gens qui les méprisent (médiatiquement en tout cas) ouvertement, votent pour des partis séparatistes qui votent des lois de plus en plus discriminatoires ou provocatrices et on demande aux flamands d’arrêter de dévisager une région dont les politiciens de la majorité tombent les uns après les autres dans des scandales financiers et où seul quelques élèves apprennent le néerlandais à l’école.

 

 

Notre pays, si chanceux de sa position stratégique en Europe à cheval sur le monde latin et germanique, rempli d’une histoire riche et variée pourrait, si la situation empire, disparaître et démontrer au reste de l’Europe que vivre à plusieurs sous la même bannière est impossible. Comme si une souris de laboratoire mourrait quelques mois après le lancement du produit testé sur elle.

 

 

En outre, ce fameux mur d’ignorance a plusieurs particularités,  il est à peine dénoncé ou combattu, chacun y trouve finalement sont compte sans voir la perte énorme qu’il pourrait engendrer. Raisons économiques pour les uns, politiques pour les autres. N’est-il pas ironique qu’un mur d’une telle envergure ne s’édifie que sous le désir d’une poignée de personnes et quelques « moutons » ? Et que la majorité de la population l’ignore complètement, pour  ainsi donner plus de force séparatistes ? Seul une trop petite minorité appelée « belgicain » et souvent tourné au ridicule le combat.

 

 

 Autre problème de cette frontière, elle se construit beaucoup plus vite qu’elle ne pourrait se démanteler, un peu comme le trou de la couche d’ozone, ce ne sont que des actions simples et quotidiennes qui peuvent changer les choses. Laisser les préjugés de côté, consulter les médias des autres communautés, tenter de parler un peu flamand pendant les vacances à la mer, arrêter de voir la Wallonie comme un boulet mais comme un amis en difficultés financières momentanées pour les uns, et voir la Flandre comme un voisin sympathique à qui on ne rends pas assez visite plutôt qu’a une région froide et xénophobe pour les autres. Ces simples règles pourraient déjà freiner ignorance et racisme communautaire.

 C'est pourquoi B4E applaudit à deux mains, et à plus si il les avait, la collaboration du Soir et du Standaard dans l'idée de faire une enquête commune et différente sur la Belgique.

Plus d'info ici : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2007/03/17/article_notre_route_commune_est_un.shtml

Publié dans belgium4ever

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