Mauvaise stratégie flamande

Publié le par Daive

La note du nouveau gouvernement flamand ne laisse planer aucun doute, Bruxelles et sa périphérie sont dans la ligne de mire des flamandisators. Etrange, cette volonté absurde de vouloir flamandiser par la coercition ou l'argent. 
Le gouvernement Peeters Ier a essayé, à travers divers absurdités dont la non-nomination des trois bourgmestres, de bien faire comprendre au monde, que les communes contournant Bruxelles font partie de leur territoire. Campagnes de pub, avantages fiscaux et autres mesures discriminatoires ont été inventées dans ce but. Le gouvernement flamand a fait en sorte que les néerlandophones de Bruxelles soient traités comme des Rois. Peeters II enfonce le clou, et donne encore plus de moyens à ces nantis. Est-ce vraiment une bonne stratégie pour flamandiser Bruxelles ? La (toute) petite minorité de flamands de la capitale se réduit encore, et les francophones présents refusent de se transformer en "Vlamigen van Brussel", et on les comprend. Ils ne se reconnaissent pas dans cette vision communautariste de la chose, et c'est bien normal.

Je suis certain que beaucoup de francophones souhaitent apprendre le néerlandais, mais veulent-ils pour autant faire partie de cette nation flamande qui les méprise ? Comment demander à un
périphérien de devenir flamand après ces les déclarations du ministre de l'intérieur régional et les victoires électorales de la N-VA ? La stratégie flamande est trop nationaliste, trop communautariste. Ils ont, à travers le fédéralisme qu'ils promeuvent, lié le "néerlandais" avec la "Flandre" d'une telle manière qu'aujourd'hui, un francophone qui se voit proposer d'apprendre cette langue, qui lui apporterait de nombreux avantages, se posent la question de savoir si il ne trahit pas sa communauté, si il ne passe pas de l'autre côté

La seule manière pour le gouvernement flamand de donner envie aux francophones de Bruxelles, et d'ailleurs, d'apprendre la langue de Vondel est de changer totalement de stratégie. Déterritorialiser le néerlandais, abandonner cette idée folle d'une nation fermée et homogène. Promouvoir le néerlandais d'une façon positive, envoyer des professeurs flamands dans les écoles francophones, dispenser des cours gratuits, créer des médias sympathiques et trans-régionaux et surtout, abandonner ces lions qui fleurissent partout dès qu'on s'intéresse un peu à la chose. 

Publié dans belgium4ever

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