Bert Anciaux, la chute d'un séparatiste de gauche ...

Publié le par Daive

J'ai vraiment découvert la personne de Bert Anciaux durant ce reportage que la RTBF lui avait consacré il y a quelques mois. Un homme de gauche, assurément, flaminguant, assurément, et ... pas très malin, assurément. C'est à ce demander pourquoi ce Brabançon de 49 ans est tellement médiatisé.

Il commence sa "carrière", pistonné par son père, au sein de la défunte Volksunie (mouvement flamand, pas forcément séparatiste mais très nationaliste), parti qui disparaîtra en 2001, pour se scinder en une aile de droite (la N-VA) et une aile de gauche (Spirit) que Bert rejoindra. Ce petit parti, qualifié de confédéraliste de gauche, n'a jamais véritablement décollé. Il sera renommé en 2008 (Vlaams Progressieven), mais les résultats ne changeront pas.

Bert Anciaux, quant à lui, multiplie les échecs, il parvient à devenir ministre d'un gouvernement Verhofstadt en tant que ministre de la mobilité (2003), son plan de dispersion aérien provoque un véritable chaos et fait perdre beaucoup d'argent, et de crédibilité, à son équipe. Il arrive à ce poste grâce au (feu) Kartel conclut avec le parti S.P.a (gauche néerlandophone). Plus tard, et suite à cet échec, il se retrouvera au sport et à la culture flamande (on les plaint). En bon flaminguant, il préférera scinder les quelques sports restés fédéraux plutôt que de s'attaquer aux biens mauvais résultats des sports déjà régionalisés. La Région Flamande, ne récoltera pas bien plus de médailles aux J.O. que les deux autres régions.


Son petit parti s'effondrant un peu plus à chaque élections ou sondages, Bert décide de s'en séparer pour rejoindre le S.P.a, en bon opportuniste qu'il a toujours été. Il quitte ses compagnons d'armes pour rejoindre son grand frère socialiste qui change de nom en cette occasion, ce qui en irrite plus d'un. 

Il y a quelques heures, ce très mauvais ministre comparait le meurtre de Dendermonde à la Guerre à Gaza, se retrouvant carrément seule au sein de son gouvernement.

Bert Anciaux démontre une nouvelle fois le ridicule du "tout aux régions" et du (con)fédéralisme en général. Il reste malgré tout dangereux pour l'unité de notre pays, espérons que d'autres ne suivent pas ses (pathétiques) traces.

Publié dans L'autre bord

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belgeetfierdeletre 29/01/2009 20:41

Oh tu sais,ce n'est pas la première fois qu'un homme politique peu important jouit d'une médiatisation disproportionnée.Celle dont jouit BDW a tendance à faire oublier son maigre score électoral.