1 Wallon sur trois est Flamand

Publié le par Daive

Nouvelle preuve que la frontière linguistique est une belle connerie, une étude nous montre qu'un million de néerlandophones habiteraient en Wallonie. En 2006, plus de 250.000 flamands auraient fait le déplacement selon un organisme régional du nord du pays.

On se pose la question "pourquoi n'y a-t-il pas, alors, autant de problème que dans le Brabant Flamand ?" Peut-être parce que les francophones jouent moins sur la défensive ou ont davantage besoin de l'argent de leurs visiteurs, qu'ils soient flamands ou non. Peut-être aussi que les néerlandophones qui déménagent dans le sud du pays parlent déjà français. Ce qui compte, c'est que ce genre de nouvelles cadre bien dans le "surréalisme" de notre petit pays.

Il serait très intéressant de savoir ce que pense ce million de Flamands sur l'avenir de la Belgique !

Publié dans belgium4ever

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freeman-rennes 11/11/2008 23:12

Ce scandale est le fruit d'une longue histoire, qui s'explique par les rapports de force très particuliers qu'entretiennent les deux communautés. Six millions de Flamands néerlandophones font face à 3 millions et demi de Wallons, auxquels s'ajoute entre eux un million de Bruxellois, francophones à 85 %. Les Flamands ont la majorité dans toutes les commissions politiques du pays et désignent le premier ministre depuis 40 ans sans interruption. Mais curieusement, presque tous ont le sentiment, profondément enraciné dans les mentalités, d'être opprimés, méprisés et dominés par les francophones.La raison est sans doute à trouver dans l'ascendant de la langue française. Le français "s'impose" face au flamand: il jouit d'un plus grand rayonnement culturel, d'une plus grande force de conviction, en un mot de plus d'assurance que ce dernier. Il y a deux cent ans, plus de 4/5 de la population bruxelloise parlait flamand. Mais toute personne ayant l'ambition de "réussir" se devait d'apprendre le français, la langue d'ascension sociale et professionnelle, le flamand ne pouvant guère servir que pour donner des ordres aux domestiques. Des familles entières se convertirent. Aujourd'hui, l'on peut aisément se débrouiller à Bruxelles sans connaître le flamand, mais le français est devenu une nécessité.La pression du français sur la Flandre continue de nos jours. Mais le poids économique respectif des deux régions s'est largement inversé - la Flandre, autrefois pays agricole méprisé par les francophones(En france les langues régionales ont subi ce même mépris) s'est muée en région Hi-tech, tandis que la Wallonie a décliné en même temps que son industrie lourde,la conséquence, maintenant les flamants se vengent du mépris francophone passé . La Belgique est aujourd'hui essentiellement financée par la Flandre et Bruxelles.

Adri L 07/08/2008 19:52

Je me demande ce qu'ils entendent par "un million de Flamand". Si c'est des gens qui jusqu'à un certain degré, ont des rapports avec la Flandre, c'est très certainement vrai. Mais dire qu'il y a 1 million de personne qui viennent "directement" de Flandre, ou qui parlent principalement Néerlandais, ça m'étonnerait grandement.

belgeetfierdeletre 07/08/2008 14:36

Il y a aussi Durbuy,dans les ardennes belges qui compte 80% de néérlandophones.Les indications se font d'ailleursz dans les 2 langues.Est-ce que ça pourrait être la première commune à facilités loin de la frontière linguistique?

Un petit Belge 04/08/2008 17:23

Le monde politique en offre d'ailleurs plusieurs exemples. Jean-Claude Van Cauwenberghe a été, pendant plusieurs années, ministre-président de la région wallone alors que sa famille était originaire du nord du pays. L'actuel ministre-président Rudy Demotte, parfait bilingue, a un père wallon de Flobecq et une mère flamande de Brakel. Le premier ministre Yves Leterme est, lui aussi, issu d'un père wallon et d'une mère flamande, et a une cousine qui est conseillère communale à Mouscron. Même la soeur de Bart De Wever a une soeur qui habite en Wallonie. Bref, comme l'écrit David, on se rend bien compte que Wallons et Flamands se sont, au fil des générations, totalement mélangés.