Service public minimum ou gouvernement minimum

Publié le par Daive

Je suis vraiment sans voix quand j'observe avec quelle force, quelle acharnement, quelle persévérance nos hommes politiques (avec un grand H) se battent pour imposer le service public minimum (en cas de grève de la SNCB, une certaine quantité de cheminot travailleraient quand même). On critique souvent ces actions en invoquant le sacro-saint (et je ne suis pas ironique) Droit au Travail. Il faut tout de même rappeler que le droit au travail s'applique aussi à ces cheminots qui risquent, si ils réclament une amende à un mauvais payeur, de se faire casser la gueule et qui ne bénéficient pas de la sécurité qu'ils réclament. La grève qu'ils annoncent pour mardi prochain, même si elle nous ennuie beaucoup, me parait tout à fait justifiée par rapport à la situation actuelle. Non seulement, le paysage politique actuel fait la guerre au service public en général (les MR/VLD parlent même de privatisation partielle des chemins de fer*) , mais en plus, la SNCB est visée par une nouvelle régionalisation. Je me pose vraiment des questions sur cette régionalisation (même partielle) d'une compagnie de chemin de fer au marché intérieur déjà réduit, mais le sujet de cet article n'est pas là. Les agressions se multiplient, et c'est là la véritable raison de cette grève. On demande plus de sécurité dans les trains (et les bus) depuis des années et rien ne bouge. On a l'impression que le gouvernement préfère se concentrer sur un service minimum plutôt qu'un service maximum (de mémoire, Erik De Bruyen/SP.a).

Ceux qui produisent vraiment un service minimum pour le moment, ce sont nos ministres. Aussi nombreux soit-ils : ils n'en foutent pas une. Médiatiquement, l'Equipe Leterme est la plus mauvaise qu'on ait jamais eu. B-H-V n'est pas réglé, et la seule mesure concrète dont ont parlés les journaux ces derniers temps se résume à l'augmentation de la dotation royale (?!).

Le gouvernement est tout sauf une équipe. Leterme ne dirige rien, ni son parti, ni son pays. L'un des partis de la majorité du gouvernement fédéral belge veut la destruction de l'Etat qu'il dirige. Le PS francophone a accepté d'en faire partie alors que son homologue néérlandophone a refusé, ou est le socialisme là dedans ?? MC Houard (la femme de la manif de 35.000 personnes) se demande comment les gens ne descendent pas dans la rue. Ce n'est pas la seule a le dire. J'ai entendu cette phrase de la part de plusieurs étudiants, journalistes, cheminots, instituteurs. Il est temps qu'Yves kan het aan !

*http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=336927

Publié dans Politique intérieure

Commenter cet article