Ma Belgique, et pourquoi je la défend.

Publié le par Daive

Je ne vous le cache pas, le BUB est en train de se sortir d'une bien mauvaise passe. En effet, des conflits internes ont provoqué quelques remous. Les changements sont minimes, quelques personnes ont quitté le parti, d'autres ont fait un parti dissident. J'espère de tout coeur que les choses s'arrangeront au plus vite et qu'un maximum de gens travailleront à l'avenir de la Belgique au sein du BUB ou ailleurs. Pour ma part, qu'importent les problèmes liés à mon parti, je continuerai à promouvoir une Belgique solide en Europe car je crois en mon pays et en ce qu'il représente. 

Pour moi la Belgique représente plus qu'une simple pièce de plus dans le puzzle européen, je m'explique.

Au 18eme siècle et après, plusieurs philosophes (dont Fichte par exemple) ont imaginé le nationalisme. Selon cette doctrine, quand un certain nombre de gens partagent la langue, la culture et la religion, ils doivent se considérer comme nation, et toute nation a droit à son Etat. L'idée était belle, et a servi à l'Italie, l'Allemagne et plus tard à Israël et aux colonies de se constituer. Belle idée, mais... Le nationalisme a mené au nazisme en Allemagne, au fascisme en Italie, au groupe Stern en Israël et à toute une série de conflits en Afrique post-coloniale. Des guerres, des génocides, des nettoyages ethniques et j'en passe. Quand une nation se crée, qu'en est-il de ceux qui n'appartiennent pas à celle-ci et qui ont le malheur d'y vivre ? Les Arméniens de Turquie, les Allemands de Pologne, les Polonais d'Allemagne, les musulmans de Serbie, les juifs d'Allemagne, les Serbes du Kosovo, etc... Les 19ème et 20ème siècle ont été terriblement meurtrier, surtout à cause du nationalisme de tout bord. La Shoah, le génocide arménien, le Rwanda, le conflit au Moyen-Orient, etc.

Que vient faire la Belgique là dedans ? Justement, la Belgique (tout comme de très nombreux pays) n'est pas un Etat-nation, elle n'est pas définie par ce concept de nationalisme, elle en est son contre exemple, le contre exemple des siècles les plus meurtriers de notre temps. En Belgique, l'important n'est pas de se ressembler mais de se rassembler pour se forger un avenir pour nous et nos enfants.

Non, je ne suis pas de ceux qui défendent l'idée d'un Etat-nation belge. La force de la Belgique, comme c'est le cas aux USA, en Suisse ou ailleurs, réside dans ce fait qu'elle n'est pas homogène. Ce melting-pot que constitue l'Etat belge est un fantastique exemple d'anti-nationalisme, d'anti-racisme (dans le sens étymologique premier du mot) et d'espérance. La construction européenne se fait selon la même règle : des gens différents qui veulent mettre en commun leurs forces pour construire un monde meilleur. En Belgique, il y a des blancs, des noirs, des latins, des germaniques, des francophones, des Flamands, des Wallons, des Anversois,  des juifs, des chrétiens, des musulmans, et tous, ensemble, participent au bon fonctionnement de l'Etat Belgique.
 
Ainsi, je souhaite un pouvoir unitaire, non seulement pour des raisons pratiques évidentes (pas pour tout le monde apparemment) mais aussi parce que je suis persuadé que le nationalisme et le concept de nation sont complètement dépassés et ont fait assez de dégât. 
 
J'espère vous avoir un peu éclairé sur ma position, très personnelle, vis-à-vis  de la Belgique.

Publié dans belgium4ever

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