La démission d'Yves Leterme marque un (nouveau) tournant dans les négociations. L'impatience mais l'espoir ont fait place à l'impatience et au dégoût. Objectivement il est difficile
d'imaginer un gouvernement rassemblant N-VA et francophones mais, même sans être orange-bleuiste, on y croyait !
La complexité de cette crise vient du fait que, vu l'absence d'un parti vraiment national, chaque parti protège son programme idéologique, ce qui est tout à fait légitime, et sa région, ce qui
devrait l'être mais qui à force de tomber dans l'excès devient un véritable frein à tout. Un Cd&V-N-VA qui à l'air de se moquer des règles de base d'une négociation à quatre, un OpenVld trop
silencieux, un MR un opportuniste à souhait et un cdH completement seul tant idéologiquement qu'institutionnellement dans ce gouvernement de centre droit. Comment 4 partis régionalistes
peuvent arriver à un tel accord. Comment un (ex-)futur Premier qui à jouer sa campagne et son succès sur un cartel séparatiste peut penser une seule seconde jouer l'arbitre entre une Flandre
égoïste et une Wallonie hypocrite ? Yves Leterme ne peut réussir tout comme Didier Reynders ne le pourrait. On l'a bien vu, dans ce débat, ce qu'il manque c'est un véritable arbitre impartial.
D'où mon idée du jour : demandons de l'aide aux germanophones.
Pourquoi ? Tout simplement car cette partie du pays échappe aux mensonges médiatico-politiques. Tout simplement car il semblerait qu'ils n'ont rien à gagner d'une diminution ou d'une augmentation
du pouvoir fédéral. Un Médiateur germanophone serait neutre et indépendant (il faudrait pour bien faire qu'il ne fasse pas partie d'un parti "frère" wallon). Seul inconvénient, en allemand
médiateur se dit "Bürgerbeauftragte" pas facile à prononcer mais, la Belgique vaut bien un petit effort linguistique.

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