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Lundi 19 mai 2008
par Daive
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Dimanche 18 mai 2008

Je suis vraiment sans voix quand j'observe avec quelle force, quelle acharnement, quelle persévérance nos hommes politiques (avec un grand H) se battent pour imposer le service public minimum (en cas de grève de la SNCB, une certaine quantité de cheminot travailleraient quand même). On critique souvent ces actions en invoquant le sacro-saint (et je ne suis pas ironique) Droit au Travail. Il faut tout de même rappeler que le droit au travail s'applique aussi à ces cheminots qui risquent, si ils réclament une amende à un mauvais payeur, de se faire casser la gueule et qui ne bénéficient pas de la sécurité qu'ils réclament. La grève qu'ils annoncent pour mardi prochain, même si elle nous ennuie beaucoup, me parait tout à fait justifiée par rapport à la situation actuelle. Non seulement, le paysage politique actuel fait la guerre au service public en général (les MR/VLD parlent même de privatisation partielle des chemins de fer*) , mais en plus, la SNCB est visée par une nouvelle régionalisation. Je me pose vraiment des questions sur cette régionalisation (même partielle) d'une compagnie de chemin de fer au marché intérieur déjà réduit, mais le sujet de cet article n'est pas là. Les agressions se multiplient, et c'est là la véritable raison de cette grève. On demande plus de sécurité dans les trains (et les bus) depuis des années et rien ne bouge. On a l'impression que le gouvernement préfère se concentrer sur un service minimum plutôt qu'un service maximum (de mémoire, Erik De Bruyen/SP.a).

Ceux qui produisent vraiment un service minimum pour le moment, ce sont nos ministres. Aussi nombreux soit-ils : ils n'en foutent pas une. Médiatiquement, l'Equipe Leterme est la plus mauvaise qu'on ait jamais eu. B-H-V n'est pas réglé, et la seule mesure concrète dont ont parlés les journaux ces derniers temps se résume à l'augmentation de la dotation royale (?!).

Le gouvernement est tout sauf une équipe. Leterme ne dirige rien, ni son parti, ni son pays. L'un des partis de la majorité du gouvernement fédéral belge veut la destruction de l'Etat qu'il dirige. Le PS francophone a accepté d'en faire partie alors que son homologue néérlandophone a refusé, ou est le socialisme là dedans ?? MC Houard (la femme de la manif de 35.000 personnes) se demande comment les gens ne descendent pas dans la rue. Ce n'est pas la seule a le dire. J'ai entendu cette phrase de la part de plusieurs étudiants, journalistes, cheminots, instituteurs. Il est temps qu'Yves kan het aan !

*http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=336927

par Daive
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Jeudi 15 mai 2008

Pour palier à l'absence d'une politique nationale de communication interrégionale, les actions "fenêtre ouverte sur l'autre communauté" se multiplient sur internet. Medium4you ( http://medium4you.com ) propose des articles de blogs francophones et néerlandophones avec une interfaces entièrement bilingue (sacré exercice, surtout que le site est pleins de jeux de mots). Un site internet propose une chaine de télé bilingue (c'est toujours en construction). Un blog s'ouvre sur la Flandre ( http://blog.pickme.be/ ) et Facebook ( http://facebook.com ) reste le QG des groupes pro-belges (et bilingues) en tout genre.

A lire aussi : http://journalpetitbelge.blogspot.com/2008/05/la-mobilisation-continue-en-2008.html

par Daive
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Mercredi 14 mai 2008

Il fut un temps, les années 30, où la situation en Belgique était complètement inversée. C'est en Flandre qu'on exhibait fièrement son drapeau belge et en Wallonie qu'on voulait prouver qu'un animal rouge était plus fort qu'un autre animal noir. Cette différence provient surement des réalités économiques inverses du début du siècle dernier.  Ainsi, en ce temps là, c'était en Flandre qu'on se voulait belge et royaliste (voir l'épisode de la question royale, ou le référendum s'apparentait plutôt à un vote de communauté contre communauté. Si les Wallons avaient été dominant à l'époque Leopold III et Baudouin seraient restés en Suisse).

Des élus du mouvement flamands (!) ont un jour (en 1932) proposé un bilinguisme généralisé sur tout le pays avec la possibilité pour chaque commune ayant au moins 30% d'habitants qui parlaient l'autre langue de se déclarer bilingue. Les Wallons ont refusé. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient peur d'une flamandisation du pays ! Vous avez déjà entendu ça quelque part n'est-ce pas ? Aujourd'hui, les élus flamands font la même bêtise. L'histoire se répète à l'envers et dans des dimensions bien plus réduites (BHV) dont les effets sont cependant nettement plus dévastateurs.

par Daive
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Samedi 10 mai 2008
Plusieurs musiciens, écrivains, danseurs et cinéastes belges demandent au monde politique une plus grande coopération culturelle qui ne tiendrait pas compte de la frontière linguistique à travers une pétition. Cette action a été lancée dans le journal néerlandophone DeMorgen. C'est à travers l'ASBL bilingue Culture et Démocratie que ces artistes ont décidé de combattre ce "mal tenace".





"On constate aujourd’hui toutes les conséquences de ce refus : les opinions publiques en viennent à s’ignorer. Désinformation, incompréhension voire caricature à l’égard de l’autre communauté, difficulté grandissante à dégager des accords politiques au profit de toutes les parties, montée du nationalisme, discours et comportements intolérants…Cette dynamique-là participe à la montée des extrémismes, en Europe ou dans le monde. Elle est inquiétante."





Quelques signataires :

Chantal Akerman, filmmaker; Julos Beaucarne, muzikant; Jean Blaute, muzikant-producer; Fabrizio Cassol, componist; Luc et Jean-Pierre Dardenne, filmmakers; Jacques De Decker, journalist-auteur; Anne Teresa de Keersmaeker, Rosas; Franco Dragone, artistiek leider; Jan Fabre, beeldend kunstenaar, opera- en theatermaker; Bernard Foccroulle, muzikant; Jan Goossens, KVS; Guy Gypens, Kaaitheater; Kristien Hemmerechts, auteur; Tom Lanoye, auteur; Jan Lauwers, Needcompany; Dirk Pauwels, Kunstcentrum Campo Gent; Alain Platel, Les Ballets C. de la B vzw; Axelle Red, zangeres; Dave Sinardet, politieke wetenschappen UA; François Schuiten, tekenaar; Erik Spinoy, ULG; Sam Touzani, acteur-auteur; José van Dam, artiest, operazanger; Roland Van Campenhout, muzikant; Oscar van den Boogaard, auteur; Joke van Leeuwen, auteur, tekenaar; Philippe Van Parijs, UCL-Harvard; Annelies Verbeke, auteur; Willem Vermandere, zanger, beeldend kunstenaar

Source : belga / LaLibre.be
http://www.cultureetdemocratie.be/fr/infos/index.html

Anecdote : les artistes néerlandophones sont très actifs, contrairement au reste de la population flamande, dans la promotion du dialogue interculturel. Nombreux avaient déjà participé à l'action Red de solidariteit.

Anecdote: à l'heure où j'y participe, le sondage DeMorgen qui demande "Wanneer zal B-H-V gesplitst worden?" "quand croyez-vous que BHV sera scindé" montre que 51% des votants pensent que "nooit" soir plus de 2000 personnes.

par Daive
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Jeudi 8 mai 2008

Pendant que les partis de la majorité se déchirent sur un arrondissement électoral (dont la scission ne changera rien aux facilités pour les francophones et ne les empêchera pas non plus de voter pour le FDF) les étudiants de l'ULB, des syndicalistes européens, des représentants du parti flamand Vlaams Progressieven et d'Ecolo et de simples citoyens défilaient hier en ville pour la libération des sans-papiers enfermés dans le centre fermé de Vottem suite à une manifestation tenue la semaine dernière devant l'office des étrangers à Bruxelles. Une minute de silence à aussi été respectée à la mémoire du sans-papier qui s'est suicidé. Nous étions entre 250 et 400 a traverser la ville hier de la place du Luxembourg jusqu'à l'office de la honte. Il ne faut pas oublier que même si la sauvegarde de l'Etat belge est une chose importante, ce n'est pas la PLUS importante.

A noter que ces sans-papiers sont arrivés en Belgique de façon régulière, qu'ils payent leurs impôts et travaillent. A noter aussi que régularisation ne veut pas dire naturalisation !

par Daive
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Yes we can.



It was a creed written into the founding documents that declared the destiny of a nation.
Yes we can.
It was whispered by slaves and abolitionists as they blazed a trail toward freedom.
Yes we can.
It was sung by immigrants as they struck out from distant shores and pioneers who pushed westward against an unforgiving wilderness.
Yes we can.
It was the call of workers who organized; women who reached for the ballots; a President who chose the moon as our new frontier; and a King who took us to the mountaintop and pointed the way to the Promised Land.
Yes we can to justice and equality.
Yes we can to opportunity and prosperity.
Yes we can heal this nation.
Yes we can repair this world.
Yes we can.
We know the battle ahead will be long, but always remember that no matter what obstacles stand in our way, nothing can stand in the way of the power of millions of voices calling for change. (We want change.)
We have been told we cannot do this by a chorus of cynics…they will only grow louder and more dissonant ……….. We’ve been asked to pause for a reality check. We’ve been warned against offering the people of this nation false hope.
But in the unlikely story that is America, there has never been anything false about hope.
Now the hopes of the little girl who goes to a crumbling school in Dillon are the same as the dreams of the boy who learns on the streets of LA; we will remember that there is something happening in America; that we are not as divided as our politics suggests; that we are one people; we are one nation; and together, we will begin the next great chapter in the American story with three words that will ring from coast to coast; from sea to shining sea: Yes We Can.

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